
Lorsque deux chimpanzés se rencontrent après une séparation, leur
comportement rappelle étrangement celui des hommes placés dans la même
situation. Les deux singes peuvent s’incliner ou se coucher sur le sol, se
tenir les mains, s’embrasser, se toucher et se caresser sur presque toutes les
parties du corps. Un mâle peut donner de petites tapes sous le menton à la
femelle ou au petit. Dans de nombreuses civilisations, les hommes adoptent en
tout ou partie similaire.

La pensée résulte des mécanismes d’association et de mémorisation
se produisant dans le cortex. Les idées et les pensées sont enregistrées dans
les cellules nerveuses, ou, neurones,
un peu de la matière dont les informations sont stockées dans une mémoire
d’ordinateur, sous forme de circuits électriques. Elles sont ravivées, combinées
et transmises par des actions électriques.

Comparer un cerveau et un ordinateur
reviendrait à comparer un avion de transport à une pirogue d’écorce. Le cerveau
humain contient estime-t-on, 10 milliards de cellules nerveuses chacun de ces
neurones peut être considéré comme un contact-relais pour les signaux
électrochimiques de l’activité cérébrale. Le plus puissant ordinateur moderne
ne renferme qu’un million et demi de contacts relais de ce genre. Les
circuits de connexion du cerveau sont
manifestement plusieurs milliers de
fois plus développés et plus complexes
que ceux du plus puissant ordinateur.

Comme l’a dit Warren McCulloch,
chercheur américain en neurologie cervicale, « le cerveau ressemble à un
calculateur électronique, mais il n’existe aucun calculateur électronique qui
ressemble à un cerveau »
Si le cerveau est plus qu’un
ordinateur, il représente également autre chose qu’un « machine à
penser »
Le comportement raisonné ne suffit pas à lui seul à faire le
l’homme le parangon des animaux. Celui-ci a gagné sa position dominante grâce à
l’action conjuguée d’un cerveau prodigieux et d’un corps supérieur qui ont rendu possibles de
remarquables performances matérielles.